Le plein est la partie la plus épaisse du tracé d'une lettre. Hérité de l'écriture à la plume, où l'outil déposait plus d'encre dans certains mouvements, il s'oppose au délié, la partie la plus fine.

Illustration du plein d'une lettre

Où l'observer

Le plein est visible sur les parties épaisses des lettres, comme les fûts du « n », du « m » ou du « H », les flancs arrondis du « o » et du « c », ou le trait oblique épais du « A » et du « V » dans les polices à contraste.

Pourquoi ce détail compte

Le dessin des pleins influence directement la graisse, le contraste et la personnalité d'une typographie :

- L'épaisseur des pleins détermine en grande partie la graisse d'une police, de la version la plus légère à la plus grasse ;

- Le rapport entre pleins et déliés définit le contraste d'un caractère : très marqué dans les didones, modéré dans les garaldes, presque absent dans de nombreuses linéales ;

- La position des pleins dans les lettres rondes révèle l'axe du caractère, oblique dans les polices héritées de la plume, vertical dans les didones.

Terme associé

Le délié est la partie la plus fine du tracé d'une lettre ; l'écart entre pleins et déliés définit le contraste d'un caractère.

Lexique anatomie