Dior illustre l'aller-retour permanent entre héritage et modernité, jusqu'au retour, en 2025, du lettrage choisi par Christian Dior lui-même en 1946.

Les typographies
En 1946, Christian Dior adopte un lettrage inspiré du Cochin, un caractère nommé d'après le graveur français du XVIIIe siècle Charles-Nicolas Cochin. Sous la direction artistique de Maria Grazia Chiuri, de 2016 à 2025, la maison utilise une écriture à empattements en capitales. En 2025, Jonathan Anderson revient au Cochin, avec un D capitale suivi de lettres en bas de casse, redessiné à partir de blocs de bois retrouvés dans les archives.
Le système
La typographie s'inscrit dans un univers très codifié : le gris tourterelle, le monogramme CD et la mise en page éditoriale propre à la mode. Le changement de logotype est apparu discrètement sur les étiquettes de la collection homme printemps-été 2026, avant d'être annoncé publiquement.
Pourquoi ça fonctionne
Le Cochin évoque l'élégance française du XVIIIe siècle, la gravure et la finesse du trait. Le passage des capitales au bas de casse rend la signature plus intime, plus proche d'une écriture. Puiser dans les archives donne à ce changement une légitimité que n'aurait pas une simple modernisation.
Ce qu'une marque peut en retenir
Les archives d'une marque sont une ressource créative précieuse. Un changement de typographie est un signal fort de nouvelle direction. Le choix entre capitales et bas de casse change profondément le ton d'une signature.
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