Le contraste désigne la différence d'épaisseur entre les pleins et les déliés d'une lettre. Par extension, il qualifie aussi toute opposition visuelle dans une composition, entre deux corps, deux graisses ou deux styles, qui permet de distinguer les éléments entre eux.

Où l'observer
Le contraste est fort dans des polices comme le Didot ou le Bodoni, où des fûts épais côtoient des déliés presque invisibles, et faible dans des linéales comme l'Helvetica, dont le trait est quasi uniforme. Dans une mise en page, on l'observe entre un titre en gras de grand corps et un texte courant composé en romain.
Pourquoi ce détail compte
Le contraste est l'un des leviers les plus puissants de la typographie, dans la lettre comme dans la page :
- Un fort contraste entre pleins et déliés donne à une police élégance et raffinement, mais la rend plus fragile aux petits corps et sur écran ;
- Un contraste faible assure une bonne lisibilité dans toutes les conditions, ce qui explique son usage fréquent dans les interfaces et la signalétique ;
- Dans une composition, le contraste de corps, de graisse ou de style guide le regard et rend la hiérarchie immédiatement lisible.
Terme associé
La hiérarchie organise les informations par ordre d'importance ; elle repose en grande partie sur le contraste entre les éléments d'une page.