Le mot vient du « béton brut » de Le Corbusier, utilisé notamment pour la Cité radieuse de Marseille, achevée en 1952. Le critique Reyner Banham a popularisé l'expression « New Brutalism » en 1955. Dans les années 2010, le terme est repris pour qualifier des sites web volontairement bruts, en réaction aux interfaces lisses et standardisées.

Visuel illustrant le mouvement Brutalisme

Origine et date

Origine : D'abord l'architecture britannique et européenne, puis le design graphique et le web.

Date : Des années 1950 aux années 1970 en architecture, et depuis le milieu des années 2010 en design graphique et numérique.

Principes

Montrer la structure plutôt que la dissimuler. En graphisme, cela passe par des polices système ou à chasse fixe, des contrastes durs, des grilles visibles, peu ou pas de décoration, et une certaine rugosité assumée.

Figures clés

Le Corbusier, Alison et Peter Smithson et Reyner Banham en architecture. Sur le web, le site Brutalist Websites, lancé par Pascal Deville en 2014, a fédéré le mouvement.

Typographies associées

Les polices par défaut comme le Times New Roman ou l'Arial, les monospaces, et les grotesques très grasses.

Héritage

Le brutalisme numérique a influencé de nombreux sites de mode, de culture et de studios de design, et a rappelé que l'efficacité ne passe pas toujours par le lisse et le consensuel.

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